Jeudi 25 Février - Hampi, suite et fin

Cette fois c'est moi qui vous raconte le voyage.

Donc pour aller à Hampi nous avons pris le train de nuit, départ 22h30 et arrivée a 8h30. J'ai été plutôt surprise par ce train: il semblait correct et les draps donnés pour la nuit étaient même plutôt propres. Nous aurions pu passer une nuit tranquille mais c'était sans compter sur Augustin qui a préféré explorer les allées plutôt que de dormir et surtout sur l'indien du dessus qui ronflait à faire trembler tout le wagon.

Arrivés à Hospet, ville proche de Hampi, nous sommes allés à notre hôtel prendre une douche et trouver un taxi pour nous emmener sur le site même. Arrivés devant le péage à l'entrée du site, le pauvre gars qui ne fait payer les 10rps que s'il en a envie n'avait pas encore coincé assez de touristes pour nous rendre la monnaie sur nos 100rps. Total nous lui en abandonnons 40.

La visite du site est très sympa: un beau soleil, plein de temples, possibilité de marcher entre les différents points et de trouver des marchants ambulants sur la route pour se rafraichir.
C'est vrai que ces derniers m'épatent. Tu te retrouves en plein milieu d'un champ avec un beau frigidaire tout neuf, chromé alu avec affichage digital pour la température intérieure, le tout branché sur une batterie et qui donc te permet d'avoir une boisson fraiche. Ils sont trop forts !

Nous avons aussi profité des petits bateaux "noix de coco" comme je les appelle. En fait, c'est une sorte de coupelle qui flotte près du niveau de l'eau et dans laquelle, aux dires de notre rameur, on peut mettre jusqu'à 6 européens ou 15 indiens. Serions nous trop gros par hasard? Certes, dans les campagne les indiens sont épais comme des allumettes mais en ville force est de constater que ces derniers sont plutôt bedonnants!

Sur la route nous nous sommes aussi laissés tenter par les petites bananes et les cacahuètes. Mais il n'y avait pas que nous qui étions tentés. En effet continuant notre route, Antonin, à la traine comme d'hab, s'est fait dépouiller par un singe qui lui a arraché son paquet. Attendris par ces petites bêtes c'est nous qui leur distribuons mais l'un d'eux plus courageux s'est jeté sur Amandine et lui a aussi arraché son sac après quelques secondes de combat entre les deux. Ce n'est pas la première fois que cela nous arrive.
Je me souviens encore de la tête d'Amandine quand l'un d'eux était entré dans le resto et avait sauté sur la table pour lui voler son croissant.

Continuant notre visite nous sommes allés manger au "Mango tree", resto que l'on trouve dans les 2 bibles sacrées du voyageur, et qui le mérite bien. C'est un petit havre de paix dans lequel on peut manger indien sans pleurer ni transpirer, le chili étant banni de leur cuisine. Ils ont tout compris ceux-là, poussant même le vice jusqu'à faire une chapati au Nutella!

Ces deux jours auront été bien sympas. Nous aurons découvert une ville qui mérite bien le détour et dans laquelle je pense que nous retournerons. Et puis en plus là-bas il y a des rickshaws monospace, alors...

Samedi 21 Février - Escapade à Hampi

A son apogée, au 16ème siècle, Hampi était une ville de 500 000 habitants connue pour son commerce international de pierres précieuses. En 1565, la ville fut ravagées par des sultans venus du Nord de l'Inde bien décidés à mettre un terme à cette arrogante prospérité: elle ne s'en remit jamais.
Hampi aujourd'hui, c'est plusieurs centaines de temples disséminés sur 30km2 de paysages rocailleux et de bananeraies; le tout classé au patrimoine mondial de l'Unesco. La nature a su garder ses droits dans cet environnement très fréquentés par les touristes, bien aidée il faut dire par des conditions climatiques assez extrêmes. En ce mois de février, qui pourtant précède la saison chaude, nous avons dû "affronter" des températures de l'ordre de 35 à 40°...

Notre séjour a débuté avec une expérience inédite: la découverte des chemins de fer indiens. Les 350km qui séparent Bangalore de Hampi ont été avalés en même pas 10 heures. Notre TGV n'a qu'à bien se tenir ! Heureusement le trajet a été effectué de nuit...

La visite de la ville peut se faire sous différentes formes mais la marche à pied est à privilégier car elle permet de s'imprégner de l'ambiance particulière des lieux. De notre côté, nous avons dû opter pour une formule mixte (mi marche à pied, mi rickshaw) afin de gérer la fatigue des enfants. Au final, chacun y a trouvé son compte.

Autre incontournable de Hampi, le "Mango Tree", un restaurant situé au bord de la rivière qui traverse la ville, un peu à l'écart du centre. Nourriture excellente, dans un site magnifique, le tout pour un prix plus que modique. Nous y avons déjeuné 2 fois !


Au fil de nos promenades, nous avons croisé le chemin de quelques "personnages" avec qui, souvent, nous avons pu échanger quelques mots. J'ai pu en photographier certains que je vous propose dans cette nouvelle galerie qui s'étoffera au fil de nos pérégrinations.


Vendredi 20 Février - Licenciement pour faute professionnelle!

Cette fois c'est fait, je viens de licencier mon ironman (plus connu sous le nom de repasseur). Comme me disait un expat qui squatte chez nous le jeudi, le plus dur c'est la première fois.

Je m'explique. Mon ironman avait tout pour plaire. Il venait chez moi tous les deux jours chercher mon linge pour le repasser au prix de 5 roupies pièces (soit 7.5 centimes d'euros) et me le rapportait propre et bien plié sous 48h. La première faute a eu lieu avec un pantalon. Je lui donnais toujours à l'envers pour qu'il n'abime pas les couleurs. Heureusement car un fer trop chaud a brulé le fil de nylon intérieur rendant le pantalon impossible à mettre en raison du picotement du plastique brulé sur la peau. Cette erreur aurait pu passer inaperçue car mon mari n'est pas trop du style à vous informer de choses aussi futiles. Mais la deuxième erreur est pour ma jupe: idem, fil de nylon brulé et jupe qui pique. Les troisièmes et quatrièmes erreurs identiques ont stoppé net le repassage des pantalons. Ce que j'aime c'est quand vous lui expliquez ce qu'il a fait, comme tous les indiens il nie sa faute (ici c'est du très très très grand classique, c'est jamais eux!) mais il vous propose quand même de vous rembourser la jupe (dont la valeur représente une bonne semaine de boulot pour lui).

Le repassage des pantalons a donc été relégué à Stella. Mais bonne poire, je continue avec le reste du linge. Et là, nouvelle erreur. Il me revient avec une belle chemise blanche bien repassée mais plus sale que quand elle a quitté la maison, idem pour un de mes tops. Là je lui dis que ça ne peut plus durer et il me répond que c'est pas lui, bien sûr.

Renseignement pris auprès des indiens du coin je constate qu'en plus il est super cher. Et oui, la moyenne est plutôt à 3 roupies pièce. Cette fois c'est décidé, la petite blanche sympa que je suis (il faut savoir que les indiens aisés ne sont pas très très courtois avec le petit personnel) va mettre un terme à tout cela .

Et de toute façon ici un de perdu 30 de retrouvés. N'oublions pas que nous sommes au pays du service!

Mercredi 18 Février - Forum Mall Whitefield

Comme vous le savez déjà, un mall (centre commercial) immense est en cours de construction juste à côté de notre campound. Cela fait plus d'un an maintenant que l'ouverture est prévue pour dans 3 mois. Et voilà que pas plus tard qu'il y a une semaine le voile est tombé. Enfin, je veux dire qu'ils se sont décidés à enlever les murs de tôles qui cachaient le chantier.

Le Forum 2 commence à livrer ses secrets. D'abord, renseignements pris auprès des gardiens du temple, l'ouverture est prévue pour le 30 avril. Ensuite, une affiche nous dévoile une partie des boutiques que nous pourrons y trouver. On y retrouve la plupart des grandes marques internationales de vêtements et quelques enseignes de restauration. Jean-Michel devrait y ouvrir un 2ème Toscano en Mai. Avis aux amateurs !

Notez sur la photo le sens inné de la priorisation chez les constructeurs indiens: les plantes vertes sont déjà posées près d'un futur morceau de pelouse et les lignes sont déjà tracées sur le parking de devant. Tout ça alors que le gros oeuvre n'est pas encore terminé et que des camions défilent à longueur de journée devant l'entrée...



Cela étant dit, nous avons hâte de découvrir l'endroit. Pour le moment, c'est le bruit continuel des travaux qui rythme nos journées. Et oui, fin avril c'est bientôt et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il ne va pas falloir chômer pour tout boucler d'ici là...

 

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